Dans les civilisations anciennes, lâart martial japonais permet Ă l’homme, par un apprentissage long et difficile, d’approfondir son expĂ©rience de la rĂ©alitĂ© et de lui-mĂȘme. Il apprend que la qualitĂ© de ses Ćuvres dĂ©pend de son degrĂ© de maĂźtrise de soi, de ce qu’il est. Son travail extĂ©rieur devient le pilier de sa mĂ©tamorphose intĂ©rieure.
Au Japon, on connaĂźt l’art du combat : budo qui dĂ©signe le chemin escarpĂ© au cĆur des arts martiaux.

Dojo signifie en japonais « le lieu du chemin ». On y pratique le budo. Comme un temple, le dojo est un lieu sacrĂ© oĂč l’on vient s’instruire, s’entraĂźner et reprendre des forces. Mais le budo ne se pratique pas exclusivement dans le dojo. Le budo est un art de vivre qui peut ĂȘtre mis Ă l’Ă©preuve Ă tout moment. Le vĂ©ritable dojo est celui que l’Ă©lĂšve construit lui-mĂȘme au plus profond de son cĆur. Nous aborderons ci-dessous quelques-uns des arts martiaux japonais et des formes de sport les plus courants. Bien entendu, cette liste et ce traitement ne sont pas exhaustifs :
- Le Judo, la voie de la souplesse
- L’aĂŻkido, la voie de lâharmonie des Ă©nergies
- Le Jiu-Jitsu, lâart de la souplesse
- Le ninjutsu, l’art de la dissimulation
- Le Kendo, lâart du sabre japonais
- Le Ai-do, l’art de dĂ©gainer le sabre
- Le Naginata
- Le Kyudo, la voie de l’arc
- Le Jo-do, la voie du bĂąton
Le Judo, la voie de la souplesse
Le judo (æé) est un sport de dĂ©fense d’origine japonaise conçu par Jigoro Kano vers 1882. Le mot judo signifie « voie de la souplesse« , le âjuâ (souplesse) et le mot âdoâ (voie) Ă©tant liĂ© Ă la connotation de « chemin de vie » en plus du sens de « voie ». Un pratiquant de judo est appelĂ© un judoka.

Le sport consiste en un certain nombre de techniques de combat :
- Projection de jambe
- Projection de hanche
- Lancer d’Ă©paule
- Projection de bras
- Prise
- Prise de bras etcâŠ
Elles visent Ă mettre l’adversaire hors d’Ă©tat de nuire sans le blesser. Les coups de poing et de pied sont interdits en compĂ©tition de judo, mais ces techniques sont enseignĂ©es dans les grades supĂ©rieurs, afin de mieux comprendre la genĂšse du judo.
Jigoro Kano, en concevant ce sport, qui est empruntĂ© Ă des arts martiaux plus anciens tels que le Jiujitsu, a aussi explicitement envisagĂ© un entraĂźnement de l’esprit. Sa philosophie se caractĂ©rise par deux concepts :
- Seiryoku Zenyo (efficacitĂ© maximale avec un effort minimal) : ce qu’une personne fait doit ĂȘtre fait avec une utilisation optimale de l’Ă©nergie mentale et physique. Au judo, on apprend Ă utiliser la force de l’adversaire pour le faire tomber. Dans la vie, c’est le principe de faire la bonne chose au bon moment.
- Jita Kyoei (bĂ©nĂ©fice mutuel et bien-ĂȘtre) : les joueurs doivent avoir du respect pour eux-mĂȘmes et pour les autres. Lorsqu’ils pratiquent le judo, ils apprennent Ă travailler ensemble pour maĂźtriser les techniques. En effet, sans adversaire, on ne peut pas apprendre le judo.
Les judokas portent un pantalon de coton blanc (zubon) et une veste (kimono) maintenus ensemble par une ceinture (obi), le tout Ă©tant appelĂ© judo-gi. Lors des compĂ©titions de haut niveau, un judoka porte un costume blanc et l’autre un costume bleu. Cette distinction rend ce sport dynamique plus facile Ă suivre pour les spectateurs et les arbitres. Les filles peuvent porter un T-shirt blanc sous la veste.
L’aĂŻkido, la voie de lâharmonie des Ă©nergies
L’aĂŻkido (ćæ°é) est un art de dĂ©fense dĂ©veloppĂ© par Morihei Ueshiba au dĂ©but du 20e siĂšcle. Morihei Ueshiba, appelĂ© O’Sensei (le grand maĂźtre), s’est inspirĂ© des techniques des samouraĂŻs japonais et des arts martiaux tels que le Daito ryu et le Kenjitsu.
L’aĂŻkido a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© en tant que pure autodĂ©fense. Le pratiquant entraĂźne son corps et son esprit Ă s’amĂ©liorer, Ă se dĂ©passer.

AI-KI-DO signifie littĂ©ralement la voie (DO) de la rencontre et de l’harmonisation (AI) de la force vitale (KI). L’aĂŻkido se pratique avec ou sans armes. On utilise un sabre en bois (boken), un bĂąton (jo) et un couteau (tanto).
La majoritĂ© des techniques d’aĂŻkido sans arme utilisent des saisies et/ou des projections pour se dĂ©fendre contre une attaque armĂ©e ou non armĂ©e. Les techniques de serrage visent gĂ©nĂ©ralement le poignet, le coude ou l’Ă©paule de l’adversaire afin de le contrĂŽler.
Un Ă©lĂ©ment important des techniques de serrage et de projection est de dĂ©sĂ©quilibrer l’attaquant, dans de nombreux cas en utilisant sa propre puissance d’attaque et son propre mouvement. Seule une minoritĂ© de projections d’aĂŻkido implique donc un vĂ©ritable soulĂšvement de l’adversaire, la plupart des projections restant relativement « basses ».
Le Jiu-Jitsu, lâart de la souplesse
Le jiujitsu (æèĄ), ju-jitsu ou jiu-jitsu peut se traduire par « art de la souplesse« . Il s’agit d’un art d’autodĂ©fense qui permet de maĂźtriser et/ou d’Ă©liminer un agresseur en quelques secondes. Son pratiquant est appelĂ© jiujitsuka ou jiu-jitsuka.
Dans le jiujitsu, on apprend non seulement Ă se dĂ©fendre contre diverses attaques, mais aussi Ă exĂ©cuter diverses techniques d’attaque telles que les atemi (coups de poing et de pied), les saisies, les points de pression, par exemple.

Un art martial est soumis Ă des rĂšgles, alors que le jiujitsu est un art martial japonais basĂ© sur l’attaque de l’ adversaire Ă partir de toutes les positions possibles et imaginables… Cela implique une dĂ©fense qui utilise les techniques les plus appropriĂ©es contre cette attaque.
Le moment et la maniĂšre de se dĂ©fendre sont la consĂ©quence de l’attaque de l’adversaire, qui tente de porter atteinte Ă l’intĂ©gritĂ© de la personne attaquĂ©e.
Si quelqu’un est compĂ©tent en jiujitsu, les consĂ©quences pour l’attaquant peuvent ĂȘtre trĂšs graves. D’autre part, la richesse des techniques est telle que, dans de trĂšs nombreux cas, l’adversaire peut ĂȘtre mis hors d’Ă©tat de nuire sans lui causer la moindre blessure, par exemple en utilisant des techniques de serrage.
Les origines du jiujitsu (Ă©galement appelĂ© yawara ou yaware-ge) sont floues. De nombreux pratiquants le considĂšrent comme un art martial purement japonais, mais selon d’autres sources, ce sont surtout les moines chinois qui ont introduit diffĂ©rents styles au Japon. Les samouraĂŻs de l’Ă©poque enseignaient le jiu-jitsu dans des Ă©coles diffĂ©rentes les unes des autres, appelĂ©es ryu.
Si un samouraĂŻ Ă©tait dĂ©sarmĂ© au cours d’un combat, il pouvait continuer Ă se battre Ă mains nues. AprĂšs la fin du systĂšme fĂ©odal, les subventions pour les Ă©coles ont cessĂ© et les maĂźtres ont Ă©tĂ© contraints d’enseigner le jiu-jitsu aux citoyens ordinaires.
Pour ĂȘtre complet, il convient de noter qu’il existe Ă©galement des formes de compĂ©tition de jiujitsu pour lesquelles des rĂšgles existent : le « systĂšme de combat » et le « systĂšme de duo ».
En gĂ©nĂ©ral, l’entraĂźnement dans n’importe quel art martial n’impliquera jamais un combat rĂ©el. Pour que la pratique soit sĂ»re, les techniques ne sont pas exĂ©cutĂ©es en « plein contact » et leurs effets sont partiellement simulĂ©s. Par exemple, pendant l’entraĂźnement, le jujutsuka ne donne pas Ă son partenaire un coup de genou complet dans l’entrejambe ; au lieu de cela, le partenaire suggĂšre l’effet en frappant deux fois, ce qui permet d’exĂ©cuter le reste de la technique.
Plusieurs formes et sports d’autodĂ©fense ont Ă©voluĂ© Ă partir du jiujitsu, comme l’aĂŻkido, qui Ă©tait Ă l’origine le Daitoryu aikijiujitsu, et le judo, oĂč le jutsu du jiujitsu est devenu un « do », une « voie » (ju-jutsu -> ju-do).
Le jiujitsu est une forme d’autodĂ©fense trĂšs souple : si un jujutsuka a pour adversaire un karatĂ©ka, les techniques de judo telles que l’Ă©tranglement et la lutte peuvent ĂȘtre plus efficaces. Contre un judoka, les techniques de karatĂ© telles que les coups de pied peuvent ĂȘtre plus appropriĂ©es. Le jujutsuka essaiera d’utiliser les techniques que son adversaire ne maĂźtrise pas ou moins bien.
Le ninjutsu, l’art de la dissimulation
Le Ninjutsu (ćżèĄ), « l’art de la dissimulation« , est un art martial japonais dĂ©veloppĂ© par les habitants des rĂ©gions montagneuses des anciennes provinces d’Iga (aujourd’hui Mie) et de Koka (Ă Shiga) Ă partir de leurs connaissances en matiĂšre de chasse et de techniques de combat. Les pratiquants sont appelĂ©s Ninja.

Ninjitsu est une erreur d’orthographe courante. « Jitsu » ćź signifie « vĂ©rité » et, dans ce contexte, n’a pas grand-chose Ă voir avec le sujet. Bien qu’il s’agisse de l’orthographe utilisĂ©e en Europe. Historiquement, cette orthographe a Ă©tĂ© adoptĂ©e de maniĂšre incorrecte.
Le Ninjutsu est nĂ© dans les rĂ©gions montagneuses du Japon. Fortement influencĂ©s par le bouddhisme et les Ă©crits stratĂ©giques du Chinois Sun Tzu, les montagnards (Ă©galement connus sous le nom de Yamabushi) ont dĂ©veloppĂ© un art martial pour dĂ©fendre leur pays et gagner de l’argent en travaillant comme mercenaires pour des propriĂ©taires terriens et mĂȘme pour le shogun.
Contrairement aux samouraĂŻs, les ninjas n’avaient pas de code d’honneur et n’avaient pas Ă rendre de comptes Ă un propriĂ©taire ou Ă d’autres dirigeants japonais, car ils Ă©taient des citoyens ordinaires et n’appartenaient pas Ă la caste des samouraĂŻs. Les ninjas provenaient des autres castes non armĂ©es et n’avaient donc pas d’honneur. En parlant de ninja, n’hĂ©sitez pas Ă lire notre article sur le parc des ninjas Naruto au Japon.
Les ninjas Ă©taient souvent utilisĂ©s comme espions ou assassins par les propriĂ©taires terriens. C’est justement parce qu’ils n’avaient pas de code d’honneur que les ninjas Ă©taient les candidats idĂ©aux, sans parler de leurs maniĂšres magnifiques et silencieuses. Il est mĂȘme arrivĂ© que des ninjas, pour des missions d’espionnage, passent temporairement pour des samouraĂŻs. En revanche, ils ne pouvaient pas compter sur la clĂ©mence et Ă©taient dĂ©testĂ©s et craints par toutes les castes.

Le premier livre documentĂ© sur le ninjutsu est apparu Ă l’Ă©poque Heian (794-1185). Les techniques spĂ©ciales du ninjutsu comprennent la dissimulation, l’espionnage, les tactiques militaires, la dĂ©sillusion de l’ennemi, l’Ă©vasion, la fausse route et la collecte d’informations. Ils pratiquaient Ă©galement le dĂ©guisement, l’Ă©vasion, le camouflage, les mĂ©dicaments, les poisons, les explosifs et les armes, le combat sans arme (appelĂ© taijutsu, trĂšs similaire au jiujutsu), le tir Ă l’arc, le maniement de l’Ă©pĂ©e et la dextĂ©ritĂ© avec le shuriken (Ă©galement connu sous le nom d’Ă©toile de lancer).
Les techniques Ă©taient pratiquĂ©es en secret. Des manuscrits secrets datant des XVIe et XVIIe siĂšcles ont notamment survĂ©cu : ils s’appellent le ShĆninki, le BansenshĆ«kai et le Ninpiden.
On pouvait devenir membre d’une sociĂ©tĂ© ninja en vertu d’une descendance d’un village ou d’une famille. Ces sociĂ©tĂ©s ou clans ont toujours Ă©tĂ© secrets, car bien que le Shogunat les ait activement utilisĂ©s, il les a aussi activement persĂ©cutĂ©s officiellement.
En cas de découverte, la peine de mort était toujours appliquée. Cette peine était généralement horrible pour dissuader les gens. En raison de ce double rÎle dans la société japonaise, ces clans étaient étroitement et strictement gouvernés.
Les ordres et la communication se faisaient toujours par l’intermĂ©diaire de personnes de contact. Celles-ci Ă©taient gĂ©nĂ©ralement issues de la caste des marchands.
Le Kendo, lâart du sabre japonais
Le KendĆ (ćŁé) est un art du sabre japonais dĂ©veloppĂ© au 16Ăšme siĂšcle pour rĂ©unir une grande variĂ©tĂ© de techniques. Depuis 1975, le concept du kendo a Ă©tĂ© exprimĂ© comme « discipliner le caractĂšre humain en appliquant les principes du katana ». Le Kendo est donc un exercice d’autodiscipline, tandis que le Kenjutsu est une vĂ©ritable technique de combat.

Le kendo est enseignĂ© avec des sabres d’entraĂźnement en bambou fendu appelĂ©s shinai. Le pratiquant (kendoka) porte une armure de protection Ă©laborĂ©e (Bogu). Dans le Kenjutsu et les « kata de kendo », on utilise des boken (sabres en bois) et des katana (sabres en acier).
Dans le kendo moderne, il existe deux types d’attaques :
- les frappes
- les coups de poing
Les frappes ne sont autorisĂ©es que sur certaines parties du corps : le haut du corps et les tempes de la tĂȘte, les cĂŽtĂ©s droit et gauche du corps et les avant-bras. Les coups de poing ne peuvent viser que la gorge ou le haut du plastron, en guise de dĂ©fense ou pour repousser l’adversaire afin de l’attaquer ensuite, par exemple, Ă la tĂȘte. Ătant donnĂ© qu’un coup de poing mal placĂ© Ă la gorge peut causer des blessures, cette technique n’est gĂ©nĂ©ralement pas utilisĂ©e au niveau dĂ©butant et n’est introduite que plus tard.
Lors des compĂ©titions de Kendo, les points ne sont attribuĂ©s que lorsque les attaques sont bien exĂ©cutĂ©es, contrĂŽlĂ©es et dĂ©terminĂ©es. L’attaquant doit Ă©galement utiliser un cri (japonais) (kiai) pour indiquer la partie du corps qu’il attaque. Par exemple, lorsque la cible est la tĂȘte de l’adversaire, le cri « Men » doit ĂȘtre prononcĂ©. Lorsqu’il s’agit d’attaquer le poignet, il faut crier « Kote« . Une attaque au torse est accompagnĂ©e de « Do » et pour frapper la gorge de l’adversaire, il faut crier « Tsuki« . Le vainqueur est celui qui marque deux points (ippon) en premier.
Le Ai-do, l’art de dĂ©gainer le sabre
L’Iaido (ć± ćé); iaidĆ, peut ĂȘtre dĂ©crit comme l’art de dĂ©gainer le sabre rapidement et avec fluiditĂ©, suivi d’une attaque.
L’Iaido se pratique avec un sabre en bois (æšćŁ = bokken), un sabre d’entraĂźnement en mĂ©tal (ć± ćć = iaitĆ) ou un sabre en acier affĂ»tĂ© (çćŁ = shinken). Le type de sabre utilisĂ© dĂ©pend principalement du niveau de pratique de l’iaidoka.

Le Iaido est composé des éléments suivants :
- Nikitsuke, le dĂ©gainage du sabre, suivi d’un coup de taille
- Kiritsuke, le coup de taille ou de poignard qui suit le nikitsuke
- Chiburi, l’Ă©limination du sang de la lame du sabre
- Noto, l’insertion du sabre dans le fourreau.
Tous les mouvements doivent ĂȘtre fluides, nets et rĂ©solus. Les nombreux kata comprennent des techniques assises et debout, oĂč les attaques peuvent venir de l’avant, de l’arriĂšre et des cĂŽtĂ©s. Ils peuvent impliquer un ou plusieurs adversaires (imaginaires). L’exĂ©cution se caractĂ©rise par une concentration et une vigilance constante (æźćż = zanshin).
La plupart des kata sont exĂ©cutĂ©s sans adversaire rĂ©el. Cependant, lors de l’exĂ©cution des techniques, il convient d’imaginer un adversaire afin de crĂ©er une situation aussi rĂ©aliste que possible. La sensation d’un combat rĂ©el doit ĂȘtre construite.
Au XVIe siĂšcle, cette partie du sabre Ă©tait considĂ©rĂ©e avec un certain scepticisme. Selon le bushido, il n’Ă©tait pas correct d’utiliser son sabre contre un adversaire qui n’avait pas encore lui-mĂȘme sorti son sabre du fourreau. Certains appelaient cela « traĂźtre » ou dĂ©shonorant.
D’autres, en revanche, affirmaient qu’un guerrier devait ĂȘtre prĂȘt Ă repousser une attaque Ă tout moment. La riposte simultanĂ©e Ă l’attaque d’un autre samouraĂŻ, qui a dĂ©gainĂ© son sabre pour attaquer, est donc autorisĂ©e.
Le code d’honneur interdisait cependant l’utilisation du Iai-jutsu pour attaquer un autre samouraĂŻ de maniĂšre totalement inattendue sans avoir au prĂ©alable prĂ©cisĂ© ses intentions.
Le Naginata
La Naginata (ăȘăăȘă, é·ć ou èć) est une forme japonaise de hallebarde. Une lame de sabre Ă©tait attachĂ©e Ă un long bĂąton muni d’une lame de poussĂ©e. La Naginata Ă©tait utilisĂ©e par les samouraĂŻs de rang infĂ©rieur et principalement contre la cavalerie.

Au cours de la pĂ©riode Edo, la naginata est devenue un symbole du statut social des femmes samouraĂŻs. Une naginata faisait souvent partie de la tenue de la fille d’un samouraĂŻ.
Bien que les femmes ne soient pas censĂ©es se battre comme les hommes, elles devaient ĂȘtre en mesure de dĂ©fendre leur foyer. Parce qu’elle pouvait utiliser une naginata pour tenir Ă distance des adversaires masculins plus forts, la naginata Ă©tait l’arme de prĂ©dilection des femmes.
Par la suite, les femmes des autres castes ont également commencé à utiliser cette arme pour défendre la famille, la maison et le foyer contre les bandits.
Le terme naginata apparaĂźt pour la premiĂšre fois dans les Ă©crits du Kojiki en 712. L’arme a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour la premiĂšre fois par les prĂȘtres combattants Sihei pendant la pĂ©riode Nara.
Dans les peintures de batailles, on note l’utilisation de la naginata dans les reprĂ©sentations de la pĂ©riode Tengyo no ran.
Pendant la guerre Genpei (Minamoto contre les Taira), la naginata est devenue une arme largement utilisĂ©e. L’utilisation frĂ©quente de la naginata a introduit le sune-ate (protĂšge-tibia) dans l’armure japonaise traditionnelle. Avec l’utilisation croissante des armes Ă feu sur le champ de bataille, la naginata a progressivement disparu de la scĂšne guerriĂšre Ă partir du XVIIe siĂšcle.
Le Kyudo, la voie de l’arc
Le kyudo (ćŒé), qui signifie littĂ©ralement la voie de l’arc, est une forme traditionnelle japonaise de tir Ă l’arc. Autrefois, l’arc japonais, le yumi, Ă©tait utilisĂ© pour la chasse, la guerre, les cĂ©rĂ©monies de la cour, les jeux et les concours d’adresse. Le terme original pour dĂ©signer le tir Ă l’arc japonais Ă©tait kyujutsu (technique de l’arc), qui englobait les compĂ©tences et les techniques de l’archer de combat.

Le kyudo des temps modernes est principalement pratiquĂ© comme une mĂ©thode de dĂ©veloppement physique, spirituel et moral. L’objectif est de tirer correctement et d’atteindre la cible « naturellement ».
Contrairement au tir Ă l’arc occidental, le Kyudo se pratique en tenue japonaise traditionnelle et avec un arc japonais traditionnel (Yumi), souvent encore en bambou. Une autre diffĂ©rence par rapport au tir Ă l’arc occidental est que dans le Kyudo, la corde de l’arc est tirĂ©e derriĂšre l’oreille et non sur la joue.
En outre, le Kyudo ne se limite pas Ă tirer une flĂšche sur une cible. Dans le Kyudo, l’ensemble du tir est important et cela commence dĂšs que l’on entre dans le dojo. Par consĂ©quent, on ne pratique pas seulement le tir, mais aussi des mouvements japonais corrects.
Dans le Kyudo, il est courant de pratiquer l’ensemble du tir lors d’une cĂ©rĂ©monie de plusieurs tireurs oĂč chaque tireur lĂąche une flĂšche l’un aprĂšs l’autre. Le Kyudo est souvent qualifiĂ© d’art zen en raison de sa nature mĂ©ditative.
Les caractéristiques du Kyudo
L’essence du kyudo moderne est synonyme de recherche de la vĂ©ritĂ©, de la bontĂ© et de la beautĂ©:
- La vĂ©ritĂ© dans le kyudo se manifeste par un tir pur et juste, oĂč les trois Ă©lĂ©ments que sont la position, le mouvement et la technique s’unissent dans un Ă©tat d’harmonie parfait. Un vrai tir de kyudo n’est pas un tir qui atteint simplement le milieu de la cible, mais un tir oĂč l’on peut dire que la flĂšche est dans la cible avant d’ĂȘtre tirĂ©e.
- La bontĂ© comprend des qualitĂ©s telles que la courtoisie, la compassion, l’Ă©thique et la non-agression. En kyudo, la bontĂ© se manifeste par une attitude et un comportement corrects dans toutes les situations. Un bon tireur de kyudo est une personne qui garde son calme et ses vertus dans les moments de grande tension et de conflit.
- La beautĂ© amĂ©liore la vie et stimule l’esprit.
En kyudo, la vĂ©ritĂ© et la bontĂ© sont considĂ©rĂ©es comme âbellesâ. La beautĂ© se retrouve Ă©galement dans la grĂące exquise et le sens artistique de l’arc japonais, ainsi que dans l’Ă©lĂ©gance de la tenue traditionnelle de l’archer. Elle est Ă©galement prĂ©sente dans l’Ă©tiquette raffinĂ©e qui entoure la cĂ©rĂ©monie du kyu. L’Ă©tiquette, c’est-Ă -dire la simple courtoisie et le respect d’autrui, est un Ă©lĂ©ment essentiel de la pratique du kyudo.
L’Ă©quipement au Kyudo
Le Kyudo utilise l’arc japonais asymĂ©trique appelĂ© Yumi. Cet arc se distingue par sa longueur de plus de deux mĂštres et par le fait qu’il est saisi Ă un tiers de sa longueur.

Traditionnellement, l’arc est fabriquĂ© en bambou, mais les arcs modernes utilisent Ă©galement le carbone et la fibre de verre. En outre, chaque kyudoka possĂšde un gant de tir en cuir, fait sur mesure, avec lequel la corde est tirĂ©e. Le gant est recouvert d’une rĂ©sine qui empĂȘche la flĂšche de se dĂ©tacher prĂ©maturĂ©ment.
Les huit Ă©tapes d’un tir Kyudo : Hassetsu
Dans le Kyudo, un tir se compose de huit Ă©tapes, qui doivent toutes ĂȘtre exĂ©cutĂ©es correctement :
- Ashibumi : Placement des pieds
- DĆzukuri : Former correctement le torse
- Yugamae : PrĂ©parer l’arc
- Uchiokoshi : Soulever l’arc
- Hikiwake : Tirage de l’arc
- Kai : Tirer complĂštement l’arc
- Hanare : RelĂącher le tir
- Zanshin : Tenir la forme
Le Jo-do, la voie du bĂąton
Le Jodo (æé), ou « la voie du bĂąton », est un art martial qui utilise le bĂąton. Ce bĂąton mesure environ 128 cm de long et 2,5 cm d’Ă©paisseur. Une version plus longue de ce bĂąton est appelĂ©e BO (environ 2 m de long).
Le jodo est rarement pratiquĂ© sĂ©parĂ©ment, mais gĂ©nĂ©ralement en combinaison avec des sports tels que le jiu-jitsu ou l’aĂŻkido. En raison du risque Ă©levĂ© de blessure, le jodo n’implique pas non plus de combat libre, mais uniquement des kihon et des kata.

Les origines du jodo remontent au XVIe siÚcle avec le célÚbre samouraï Myamoto Musashi, un épéiste légendaire du Japon féodal. Cet épéiste voyageait dans tout le Japon pour perfectionner son art du sabre.
Lors d’un de ces voyages, il rencontre Muso Gonnosuke, un samouraĂŻ trĂšs douĂ© pour le combat au BO. Musashi relĂšve le dĂ©fi de Gonnosuke et gagne sans problĂšme. Exceptionnellement, il a Ă©pargnĂ© la vie de Gonnosuke.
à la suite de ce combat, Gonnosuke conclut que la BO était une arme trop peu maniable et il mit au point le JO. Il emprunta des techniques au BO, au YARI (lance), au NAGINATA (hallebarde) et au TACHI (sabre).
Plus tard, il rencontra Ă nouveau Musashi, et ils s’affrontĂšrent Ă nouveau. Cette fois, c’est Gonnosuke qui l’emporte et, par respect, il Ă©pargne Ă©galement la vie de Musashi. Selon certaines versions de la lĂ©gende, les deux hommes ont arrĂȘtĂ© leur attaque au dernier moment et ont rĂ©alisĂ© que s’ils ne l’avaient pas fait, ils seraient morts tous les deux.
C’est la dĂ©faite la plus courte qu’ait connue Musashi. Gonnosuke fonda alors l’Ă©cole SHINDO MUSO RYO.
Dans le jodo moderne, il existe environ 12 katas. Les principales techniques consistent en des coups de poing au plexus et au visage, et des coups aux mains ou Ă la tĂȘte. D’autres techniques consistent Ă attraper l’arme de l’adversaire et Ă la bloquer contre son corps ou le sol. Le but du JODO est de dĂ©sarmer l’adversaire et non de le tuer.
Sources : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Arts_martiaux_japonais

Ayant vécu 10 ans au Japon, je vous partage tous mes conseils et astuces pour que votre voyage au Japon soit inoubliable ! Grùce à Kawaiicafe, je vais vous transmettre toutes mes connaissances sur la culture japonaise .
